L’Association des clubs amateurs du Cameroun saisit le Tribunal criminel spécial de Yaoundé et dénonce un « double emploi » dans le financement de quatre matchs amicaux des Lions indomptables.
Par Sandra Embollo
Yaoundé, 15 octobre 2026 (Panorama Papers) – Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est de nouveau au cœur d’une controverse judiciaire. Samuel Eto’o fait l’objet d’une nouvelle plainte pour détournements présumés de fonds publics, déposée par l’Association des clubs amateurs du Cameroun (Acfac) et enregistrée par le Tribunal criminel spécial de Yaoundé.
Cette fois, l’association pointe ce qu’elle présente comme un « double emploi » : des dépenses déjà prises en charge par l’État, à la demande de la Fécafoot, auraient également été financées par les organisateurs de quatre matchs amicaux disputés par les Lions indomptables — parmi lesquels Russie-Cameroun, à Moscou en octobre 2023, et Mexique-Cameroun, la même année. Pour l’Acfac, ces faits seraient constitutifs d’un détournement de fonds publics.
Le dossier s’ajoute à une première controverse : selon des documents cités en septembre par plusieurs médias, plus de 567 000 euros auraient été versés sur un compte appartenant à Samuel Eto’o, plutôt que sur celui de la Fécafoot, à l’occasion de ces rencontres amicales. Le président de la fédération avait rapidement démenti, affirmant que les transactions contestées avaient été autorisées par les instances compétentes de la Fécafoot.
Samuel Eto’o n’a pas encore réagi à ces nouvelles accusations, qui restent à établir devant la justice. Ses proches dénoncent toutefois un acharnement, qu’ils mettent en lien avec ses prises de position en faveur des intérêts du football africain. Le Tribunal criminel spécial dira s’il donne suite à la plainte de l’Acfac — et le feuilleton judiciaire de la Fécafoot écrira alors un nouvel épisode.
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